19.05.2009
L'adaptation littéraire en bande dessinée

Depuis ses débuts, dans les premières années du vingtième siècle les dessinateurs de bandes dessinées ont toujours été inspirés par la littérature.
« Les aventures de Tarzan » écrites et publiées en 1912 par le célèbre écrivain américain Edgar Rice Burroughs furent adaptées dans les journaux américains sous forme de feuilleton quotidien dans la presse dès 1929 par l’illustrateur Hal Foster.
En France, dans les années 40, la presse française publie également de nombreuses adaptations de grands romans populaires comme « Don Quichotte » dessiné par Auguste Liquois ou les « Mystères de Paris » illustrés par Raymond Cazanave.

« Les mystères de Paris » d’après l’œuvre d’Eugène Sue
Dans les années 50, la collection américaine « classics illustrated » est traduite en français. Les classiques illustrés comblent de bonheur toute une génération de jeunes lecteurs qui suivent alors les aventures de héros issus de la grande littérature, comme Hamlet de Shakespeare ou les trois mousquetaires de Alexandre Dumas.
Cette tradition de l’adaptation en bulles et cases de romans perdurent dans les années 70 et 80 : Hugo Pratt propose en février 80 « l’île au trésor » un album librement inspiré du chef d’œuvre de Stevenson et Tardi donne un visage au célèbre détective Nestor Burma en publiant le polar de Léo Mallet « Brouillard au pont de Tolbiac » en 1982.


La vie des grands écrivains est aussi une source d’inspiration pour les auteurs de bandes dessinées. Hugo Pratt raconte les derniers jours de la vie du romancier et grand aviateur Saint Exupéry dans un superbe album « le dernier vol de Saint Exupéry » (1982). Crumb la star de la bande dessinée Hippie dessine une biographie complètement déjantée de Franz Kafka (1996)

Actuellement, si les adaptations de classiques de la littérature sont nombreuses, elles sont aussi de qualité inégale, mais certaines tirées de grands romans donnent de remarquables œuvres au 9ème Art.
Par exemple : l’excellent Album de Ambre et Vandermeulen : « Faust » (2006) qui adapte le roman de Goethe avec talent et la très belle et ambitieuse bande dessinée de Stéphane Heuet qui réussit avec un trait très classique l’adaptation du « A la recherche du temps perdu» de Marcel Proust (2007).

13:17 Publié dans Bande dessinée | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bande dessinée
Biographie ISAO TAKAHATA

Réalisateur et scénariste de dessins animés japonais.
Isao Takahata est né en au Japon, en 1935, à Ise dans la province de Mise.
Après des études de littérature française à l’université de Tokyo, il intègre directement les studios « Toei animation » spécialisés dans les séries télévisées. Il y travaille en tant que scénariste et réalisateur de mangas animés jusqu’en 1984.
Là, il fonde avec Hayao Miyazaki le studio « Ghibli».
Dés lors, plus tenus de se conformer aux impératifs commerciaux et graphiques de leur ancien studio, ces deux compères donnent naissance à une foule de chefs d’œuvre.
Takahata réalise « l’histoire de la rivière Yama », « le tombeau des lucioles », « Pompoko » et récemment « Mes voisins les Yamadas ».
3 Mangas animés réalisé par le maître à voir absolumment!!!!

Horus, Prince du soleil :
Dans une nature hostile où les loups attaquent toujours l'homme, Horus, un adolescent plein de vie et de courage, retire une épée de l'épaule d'un démon de pierre, plantée là comme une écharde : c'est l'épée du soleil.
Fier de lui, il ramène l'épée à son père, mais ce dernier meurt. Au moment de rendre son dernier souffle, il lui confie une mission : sauver son peuple d'une créature qui terrorise le pays. Commence alors pour le jeune garçon sans peur un très long voyage pour retrouver les siens.

Kié la petite peste:
Synopsis :
La vie quotidienne, dans un quartier populaire d’Osaka, de la jeune Kié, âgée de huit ans. Malgré une situation familiale assez déséquilibrée, c’est la reine de la débrouillardise : avec l’aide de sa grand-mère et de son chat, elle essaie de faire fonctionner correctement le petit restaurant familial…

GOSHU le violoncelliste:
Goshu est un violoncelliste pas doué, en retard et distrait, admirateur de Ludwig von Beethoven.
Blâmé par le chef d’orchestre, à l’approche d’un grand concert, il ne fait pas de progrès fulgurants.
Il va se faire aider par un groupe de petits animaux…
Comme tout conte japonais, il se dégage de ce dessin animé une innocence des choses, une éducation (ici celle de la musique)…
12:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manga
18.05.2009
A la recherche du temps perdu

« A la recherche du temps perdu » est l’un des chefs-d’œuvre de la littérature française.
Dans ce roman, Marcel Proust signe une œuvre autobiographique. Dans ce premier tome de « à la recherche du temps perdu », « Combray » Marcel Proust livre ses souvenirs d’enfance dans sa ville natale de Combray. Souvenirs d’un enfant aux prises avec la solitude, lorsque son grand amour, sa mère est loin de lui… Souvenirs au sein d’une famille bourgeoise du XIXème siècle. La tante Léonie qui se délecte des ragots du village que lui rapporte sa confidente Eulalie. L’oncle Adolphe, personnage original dont les frasques énervent la famille, Mr Vinteuil le musicien ou encore l’ingénieur Legrandin passionné de littérature…
Stéphane Heuet arrive à réaliser le tour de force, de transposer parfaitement l’œuvre littéraire de Marcel Proust en bande dessinée avec des dessins qui font revivre le trait classique et épuré de l’école belge.
Sa mise en scène précise et fidèle au roman permet de faire découvrir ou redécouvrir aux jeunes et aux moins jeunes les grandes réflexions Proustiennes, notamment sur la perception du passé.
Agent Ben
15:17 Publié dans Bande dessinée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.07.2008
Les noces de Camus (extrait pour les vacances)
Mais pourquoi songer ce soir aux amants de Venise et oublier Verone? C'est qu'aussi bien rien n'invite ici à chérir des amants malheureux. Rien n'est plus vain que de mourir pour un amour. C'est vivre qu'il faudrait. Et Lorenzo vivant vaut mieux que Romeo dans la terre et malgré son rosier. Comment alors ne pas danser dans ces fêtes de l'amour vivant -dormir l'après midi sur l'herbe courte de la Piazza del Duomo, au milieu des monuments qu'on a toujours le temps de visiter, boire aux fontaines de la ville où l'eau était un peu tiède mais si fluide, revoir encore ce visage de femme qui riait, le nez long et la bouche fière. Il faut comprendre seulement que cette initiation prépare à des illuminations plus hautes. Ce sont les cortèges étincelants qui mènent les mystes dionysiens à Eleusis. C'est dans la joie que l'homme prépare ses leçons et , parvenue à son plus haut degrè d'ivresse, la chair devient consciente et consacre sa communion avec un mystère sacré dont le symbole est le sang noir. L'oubli de soi-même puisé dans l'ardeur de cette première Italie, voici qu'il prépare à cette leçon qui nous délie de l'espérance et nous enlève à notre histoire. Double vérité du corps et de l'instant, au spectacle de la beauté, comment ne pas s'y accrocher comme on s'agrippe au seul bohneur attendu, qui doit nous enchanter, mais périr à la fois.14:00 Publié dans Mes Classiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, "les noces", camus albert.
Là où vont nos pères
Là où vont nos pères ", c'est l'histoire d'un homme qui quitte sa famille pour tenter l'aventure d'une vie plus facile dans un pays étranger.13:24 Publié dans Bande dessinée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : là où vont nos pères, bande dessinée, shaun tan.
27.05.2008
FAUST en Bande dessinée (vandermeulen & Ambre)
Auteur Vandermeulen David
Le docteur Faust découvre amèrement qu'il a brûlé les plus belles années de sa vie à la recherche du savoir. Tenté par le suicide, il voit apparaître Méphistophélès qui lui propose un pacte: son âme en échange de la jeunesse et des plaisirs qui vont avec. Faust accepte sans illusion.
Ce pacte est en réalité un pari entre Méphistophélès et Dieu...
Faust, la pièce de théâtre de Johann Wolfgang von Goethe publiée dans sa version définitive en 1808, est considérée comme le chef d'oeuvre de la littérature allemande.
Depuis, Faust est l'une des oeuvres littéraires les plus adaptées au cinéma et son personnage principal est devenu la figure mythique la plus souvent reprise dans la littérature moderne. Le succès de cette oeuvre est dû aux thèmes universels que soulève Goethe :
- "la voix de la tentation", Méphistophélès, peut apparaître comme une instance psychique que chacun porte en soi pour assouvir sa frénésie du désir,
- la "perte de l'innocence" qu'entraîne la passion amoureuse de Marguerite, qui tue sa mère pour plaire à son amant.
- le mythe de Faust, séducteur séduit par celle qui n'aurait dû être qu'une conquête comme les autres, a définitivement séduit les artistes contemporains.
Les couleurs de cet album originales et sombres créent une atmosphère mystique et inquiétante, un album très réussi qu’on ne lâche pas avant la fin du récit.
Laissez vous tenter par Faust…
11:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, faust, bande dessinée, vandermeulen, ambre
26.05.2008
Le joueur d'échecs (Stephan Zweig)
Quatre personnages passionnés du jeu d'échecs se croisent sur un bateau au cours d'une croisière. Le défi : gagner contre le champion du monde d'échec Czentovic présent sur le paquebot.
Un merveilleux roman, qui vaut d'être lu aussi bien pour la philosophie du jeu d'échecs, que pour la profondeur psychologique de ses personnages. Stephan Zweig signe ici un petit chef d'oeuvre riche en intrigues.
Extrait:
"Alors se produisit un fait nouveau, inattendu : Czentovic leva les yeux et il examina nos rangs. Il cherchait manifestement à savoir qui lui opposait tout à coup une si énergique résistance.
Dès ce moment, notre excitation ne connut plus de bornes. S i nous avions été jusque-là sans espoir, la pensée de briser la froide arrogance de Czentovic nous brûlaît maintenant le sang. Déjà notre nouvel ami avait décidé du coup suivant. Mes doigts tremblaient quand je saisis la cuiller pour rappeler Czentovic en frappant sur le verre. Nous conçumes alors notre premier triomphe. Le champion qui avait toujours joué debout, hésita...hésita, et finit par s'asseoir."
AGENT BEN.
19:05 Publié dans Mes Classiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature, le joueur d'échec, stephan zweig.




















