11.05.2008
Le tableau du mois "Harakiri School girls" (Aida)
19:14 Publié dans Manga-Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, harakiri school girls, aida makoto.
Absurdistan (Gary,Shteyngart) 2008.
Micha Vainberg est un jeune juif, Citoyen russe et héritier d’un baron de la Mafia. Sorte d'Oblomov moderne, il végète à Saint-Pétersbourg, entre soirées arrosées à la vodka avec son ami Aliocha-Bob et repas luxueux dans les plus grands restaurant de la ville. En quittant New York (où il avait émigré dix ans plus tôt), il s’est éloigné de sa fiancée, la plantureuse Rouenna, une danseuse dans un "bar à nichons" qu’il continue d’entretenir et qu'il rêve de rejoindre aux Etats Unis, mais la réputation de son père l'empêche d'obtenir son visa pour les Etats Unis. Un jour, il apprend qu'elle s’est laissé séduire par Jerry Shteynfarb, auteur suffisant du Traité de branlette à l’usage des jeunes arrivistes…
Le coeur brisé Micha décide de partir pour l’Absurdistan, un petit pays colonisé par les compagnies pétrolières américaines. Enrôlé dans une guerre civile montée de toutes pièces par les dirigeants sans scrupules de l’Absurdistan, Micha découvre le cynisme économique et ses conséquences catastrophiques pour l’avenir de l’humanité.
Gary Shteyngart signe avec ce roman "Absurdistan" un pamphlet contre le capitalisme et la mondialisation.
Ce roman est à lire absolumment car il est vraiment très drôle, le personnage centrale de ce livre un gros garçon compléxé par son sexe circoncis est vraiment hilarant. Gary Shteyngart est concidéré aux Etats Unis comme le digne "successeur" de Philip Roth ou de Woody Allen pour son humour décapant et son autodérision assumée.
Ce roman est un chef d'oeuvre d'humour.
Ben
19:04 Publié dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, absurdistan, gary shteyngart
Le tournant, histoire d'une vie (Klaus Mann) extrait.
Le bien-être bêtement sentimental et rassasié d'un vulgaire bonheur conjugal ne lui eût pas plus convenu qu'à lui.
Car de toute évidence, elle n'appartenait pas à ce type d'être aux yeux bleus, à ce type d'être "ordinaire", vers lequel les héros de ses livres se sentaient attirés avec tant de tendre mépris et d'ironique nostalgie. Elle n'était ni blonde, ni ignorante, ni robuste, elle avait des yeux sombres, elle était réfléchie et ces souffrances qu'il décrivait ne lui étaient que trop familères. Leur mariage n'était donc pas la rencontre de deux pôles opposés; il s'agissait bien plutôt de l' union de deux êtres qui se savaient proches - d'une alliance entre deux êtres solitaires et sensibles qui espéraient gagner ensemble un combat que chacun séparément n'eût pas été de taille à affronter. La décision qu'il avait prise d'accepter les joies et les responsabilités de la vie normale, de mettre des enfants au monde, de fonder une famille-
Sa décision d'être heureux - qu'était ce donc au fond, sinon une démarche dictée par un sentiment de devoir moral, une tentative pour surmonter cette "sympathie envers la mort", leitmotiv intimement mêlé à la trame de tous ses rêves? Ni discipline ni ironie n'eussent été assez fortes pour tenir tête à cette douce et redoutable séduction - l'extase nihiliste de Tristan, le complexe du Nirvâna, la fascination mortelle de tout romantisme. Quelle puissance était assez grande pour se mesurer à ce sombre sortilège? L'amour était-il le remède magique dont la force saurait mettre au service de la vie tout ce qui était équivoque et destructeur?... Mais comme il doit être difficile d'apprendre le langage de l'amour! (...)
Il faut du temps pour tout, la vie n'est pas pressée. Les grandes décisions ont beau être prises en un seul intant dramatique, elles ne se concrétisent et n'évoluent que peu à peu il faut des mois et des années avant qu'elles ne prennent l'importance et les allures familières de la réalité.
Extrait: "Le tournant" histoire d'une vie de Klaus MANN.
18:49 Publié dans L'écho d'une phrase | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, extrait le tournant klaus mann.
BLACKSAD
Cette bande dessinée "Blacksad" est le genre d'album qui est tellement bien dessiné et tellement bien scénarisé que le lecteur en re-demande!
Blacksad est une bande dessinée superbe sur le plan des couleurs et des gueules dessinées par le grand dessinateur espagnol Juanjo Guarnido qui est animateur chez Disney. Les dessins rendent parfaitement l'ambiance sombre de cet authentique polar qu'est Blacksad. On s'attache directement à Blacksad le détective privé et sa gueule de chat.
18:03 Publié dans Bande dessinée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, bande dessinée, blacksad
08.05.2008
Le rêve du Jaguar (Leconte de Lisle)
Sous les noirs acajous, les lianes en fleur,
Dans l'air lourd, immobile et saturé de mouches,
Pendent, et s'enroulant en bas parmi les souches,
Bercent le perroquet splendide et querelleur,
L'araignée au dos jaune et les singes farouches.
C'est là que le tueur de boeufs et de chevaux,
Le long des vieux troncs morts à l'écorce moussue,
Sinistre et fatigué, reviens à pas égaux.
Il va, frottant ses reins musculeux qu'il bossue;
Et du muffle béant par la soif alourdi,
Un souffle rauque et bref, d'une brusque secousse,
Trouble les grands lézard, chauds des feux de midi,
Dont la fuite étincelle à travers l'herbe rousse.
En un creux du bois sombre interdit au soleil
Il s'affaisse, allongé sur quelque roche plate;
D'un large coup de langue il se lustre la patte;
Il cligne ses yeux d'or hébétés de sommeil;
Et dans l'illusion de ses forces inertes,
Faisant mouvoir sa queue et frissoner ses flancs,
Il rêve qu'au milieu des plantations vertes,
Il enfonce d'un bond ses ongles ruisselants
Dans la chair des taureaux effarés et beuglants.
Leconte de Lisle, Poèmes barbares (1862)

17:13 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, le rêve du jaguar, leconte de lisle, poèmes barbares.
Paris est une fête (Hemingway)
Dans Paris est une fête Hemingway nous fait revivre son Paris des années 20 alors qu'il est un jeune écrivain très prometteur.
Agé de 25 ans il nage dans le bonheur et ça se sent à la lecture de ce livre qui n'a pas pris une ride, et qui au contraire reste frais et nous donne l'envie de nous promener ce week end dans Paris.
Ernest nous invite à la flânerie le long de la Seine à observer les pécheurs, à descendre la Rue Mouftard pour dévorer des yeux son marché appétissant.
Hemingway, après la rédaction de quelques pages de romans aime à faire l'amour à sa femme et lui payer lorsque les finances le permettent de bons repas au café Lipps.
Sa ballades légère et intellectuelle le conduit tout naturellement à la closerie des Lilas où il discute littérature avec des poètes et des écrivains. "La closerie des Lilas était, jadis, un café oû se réunissaient plus ou moins régulièrement des poètes, dont le dernier, parmi les plus importants, avait été Paul Fort, que je n'avais pas lu. Mais le seul poète que j'y rencontrais jamais fut Blaise Cendrars, avec son visage écrasé de boxeur et sa manche vide retenue par une épingle, roulant une cigarette avec la main qui lui restait.
On y découvre sa complicité avec Gertrude Stein qui lui prodigue des conseils plus ou moins bien accueuillis par le jeune écrivain sur son écriture.
Enfin Hémingway aime à aller chercher des livres très chèrs à l'époque à la bibliothèque "Shakespear & cie" de la libraire Sylvia Bleach Rue de l'Odéon.
La lecture, les promenades, et la bonne nourriture seraient ils les secrets du bonheur?
Tous à Paris ce Week end il va faire beau!
Ben.
15:29 Publié dans Mes Classiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, hemingway, paris est une fête.
06.05.2008
Quand j'aurai du vent dans mon crane (Boris Vian)
Quand j'aurai du vent dans mon crane
Quand j'aurai du vert sur mes osses
P'tête qu'on croira que je ricane
Mais ça sera une impression fosse
car il me manquera
Mon élément plastique
Plastique tique tique
Qu'auront bouffé les rats
Ma paire de bidules
Mes mollets mes rotules
Mes cuisses et mon cule
Sur quoi je m'asseyois
Mes cheveux mes fistules
Mes jolis yeux cérules
Mes couvre-mandibules
dont je pourléchois
Mon nez considérable
Mon coeur mon foie mon râble
Tous ces riens admirables
qui m'ont fait apprécier
des ducs et des duchesses
des papes et des papesses
des abbés, des ânesses
Et des gens du métier
Et puis je n'aurai plusce phosphore un peu mou
cerveau qui me servit
A me prévoir sans vie
les osses tou verts le crâne venteux
Ah comme j'ai mal de devenir vieux...

Boris Vian (extrait de "je voudrais pas crever")
21:25 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, boris vian, quand j'aurai du vent dans mon crane.

































